mercredi 10 mars 2010
Mot d'ordre de Mars 2010
« Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15.13)
Au premier abord, cette parole de notre Seigneur nous laisse quelque peu pantois. La réaction première, quand notre vie est en danger, n’est-ce pas : « Sauve qui peut ! » ? Même si c’est avec beaucoup de chagrin pour celui qui n’a pas pu…
Pourtant, à y regarder de plus près, l’attitude décrite par notre Seigneur existe plus que nous ne le pensons. Certes, rarement jusqu’à mourir pour « ceux qu’on aime » (autre traduction possible pour « amis »).
Aimer quelqu’un consiste à faire son possible pour servir son intérêt. « Donner sa vie pour », c’est « mettre sa vie au service de » l’autre.
N’est-ce pas ce que nous nous promettons dans le mariage ? N’est-ce pas aussi ce que les parents font pour leurs enfants ? Et n’est-ce pas également ce que nous faisons en nous engageant dans la paroisse, l’Eglise et la mission ?
Certes, nous ne donnons que des bribes (du temps, du bénévolat, du soutien en prière et en argent) de notre vie au conjoint, aux enfants et à l’avancement du Règne de Dieu. Mais c’est « pour ceux que nous aimons » (parmi lesquels se trouve en première place notre Seigneur !) et auxquels nous voulons rendre service.
Et puis, de temps en temps, on entend effectivement parler de gens qui sont morts en essayant de sauver quelqu’un.
Il est vrai que l’exemple parfait de ce don d’amour, c’est notre Seigneur. Aucun sacrifice – et chez lui c’est allé jusqu’à la mort, même les souffrances de l’enfer « pour ses amis » que nous avons le bonheur d’être – n’a apporté tant de bienfaits aux autres.
Merci, Seigneur, pour ton sacrifice !
mercredi 17 février 2010
Mot d'ordre de Février 2010
« Les pauvres ne manqueront pas dans le pays.
C’est pourquoi je t’ordonne, moi,
d’ouvrir sur ta terre généreusement la main
en faveur de ton frère, des pauvres et des indigents. » (Dt 15.11)
Le mot d’ordre pour février 2010 tombe à pic. Qui ne pense au peuple haïtien en lisant ces lignes ? La catastrophe sismique de ce pays fait l’essentiel de l’actualité depuis le 12 janvier.
Si, dans le langage courant « le pays » ne s’applique qu’à la région où on est né et où on vit, avec les médias modernes (radio, télévision, Internet), « le pays » de notre vécu s’est élargi même au-delà du pays nation : au monde entier. Moïse avait du mal à savoir ce qui se passait à 50 km – oh ! pardon pour cet anachronisme - à 50 milles. Aujourd’hui il est facile de savoir ce qui se passe à l’autre bout du monde.
Cela élargit aussi le cercle de nos « prochains » que nous devons « aimer comme nous-mêmes » (Lv 19.18 ; Mt 19.19)
Nous ne pouvons, malheureusement, pas venir en aide à tous « les pauvres », ni même à tous nos « frères » dans le besoin. Mais nous ne sommes pas seuls. Ajoutons nos efforts et nos dons à ceux des autres. « Ouvrons généreusement la main » comme Dieu l’a fait pour nous et notre pays.
Et ne pensons pas seulement à ceux pour lesquels on fait – à juste titre, il est vrai – tant de publicité dans les médias. N’oublions pas nos autres « frères » dans la foi, « indigents » également (c.à.d. qui sont « en manque ») et qui souffrent en silence (en Afrique Noire, par exemple) sans que les médias ne s’en émeuvent et d’où nous viennent des appels à l’aide désespérés.
C’est pourquoi je t’ordonne, moi,
d’ouvrir sur ta terre généreusement la main
en faveur de ton frère, des pauvres et des indigents. » (Dt 15.11)
Le mot d’ordre pour février 2010 tombe à pic. Qui ne pense au peuple haïtien en lisant ces lignes ? La catastrophe sismique de ce pays fait l’essentiel de l’actualité depuis le 12 janvier.
Si, dans le langage courant « le pays » ne s’applique qu’à la région où on est né et où on vit, avec les médias modernes (radio, télévision, Internet), « le pays » de notre vécu s’est élargi même au-delà du pays nation : au monde entier. Moïse avait du mal à savoir ce qui se passait à 50 km – oh ! pardon pour cet anachronisme - à 50 milles. Aujourd’hui il est facile de savoir ce qui se passe à l’autre bout du monde.
Cela élargit aussi le cercle de nos « prochains » que nous devons « aimer comme nous-mêmes » (Lv 19.18 ; Mt 19.19)
Nous ne pouvons, malheureusement, pas venir en aide à tous « les pauvres », ni même à tous nos « frères » dans le besoin. Mais nous ne sommes pas seuls. Ajoutons nos efforts et nos dons à ceux des autres. « Ouvrons généreusement la main » comme Dieu l’a fait pour nous et notre pays.
Et ne pensons pas seulement à ceux pour lesquels on fait – à juste titre, il est vrai – tant de publicité dans les médias. N’oublions pas nos autres « frères » dans la foi, « indigents » également (c.à.d. qui sont « en manque ») et qui souffrent en silence (en Afrique Noire, par exemple) sans que les médias ne s’en émeuvent et d’où nous viennent des appels à l’aide désespérés.
mercredi 16 décembre 2009
Mot d'ordre pour l'année 2010
« Que votre cœur ne se trouble pas !
Croyez en Dieu, croyez aussi en moi ! » (Za 9.9)
C’est là le mot d’ordre pour l’année 2010. Son début rappelle la salutation de l’ange aux Bergers dans la nuit de Bethléhem : « N’ayez pas peur ! » (Lc 2.10) Comme là-bas, cette salutation pour apaiser est suivie d’un discours qui réunit une annonce, une promesse et une invitation, même si ce n’est pas dans le même ordre.
Grâce à la « naissance, dans la ville de David, du Sauveur qui est Christ le Seigneur, » la peur fait place à « une grande joie » (Lc 2.11) : enfin l’annonce séculaire du Messie Sauveur se réalise ! Dieu tient parole. On peut lui faire confiance même quand tenir parole lui coûte ce qu’il a de plus cher.
Aussi, dit Jésus : « Croyez en Dieu » qui est un Dieu de parole !
« Croyez aussi en moi » qui, à partir de la crèche, ai mis résolument le cap sur la croix où j’ai remporté pour vous la victoire que vous attendiez tant !
Dans la nouvelle année qu’il ouvre devant nous, ayons confiance en lui, ayons foi en lui, pour nous-mêmes et les nôtres, mais aussi pour notre paroisse, sa mission et ses activités.
On parle de crise : pourrons-nous boucler notre budget 2010 ? Mais le monde est en crise depuis la chute dans le péché ! Cela n’a pas empêché Dieu de bénir les siens, de s’occuper d’eux et d’amener l’Eglise dans pratiquement « toutes les nations » (Mt 28.19).
Alors, « sur sa Parole » (Lc 5.5), avec ses promesses, allons-y avec confiance !
Mot d'ordre de novembre 2009
« Si nous croyons
que Jésus est mort et qu’il est ressuscité,
nous croyons aussi
nous croyons aussi
que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. » (1 Th 4.14)
Comment cela ? La mort et la résurrection de Jésus, n’est-ce pas une chose, les nôtres une autre ? – Certainement ! Mais il y a un lien entre les deux, un lien fort, un lien qui ne rompt pas : notre foi.
« Croire que Jésus est mort et ressuscité, » c’est d’abord savoir pourquoi il est mort est ressuscité : pour expier mes péchés, m’arracher à la damnation éternelle et me réconcilier avec Dieu ; c’est ensuite l’admettre, et c’est surtout se confier dans sa mort et sa résurrection et dans ce qu’elles m’ont procuré.
Comment cela ? La mort et la résurrection de Jésus, n’est-ce pas une chose, les nôtres une autre ? – Certainement ! Mais il y a un lien entre les deux, un lien fort, un lien qui ne rompt pas : notre foi.
« Croire que Jésus est mort et ressuscité, » c’est d’abord savoir pourquoi il est mort est ressuscité : pour expier mes péchés, m’arracher à la damnation éternelle et me réconcilier avec Dieu ; c’est ensuite l’admettre, et c’est surtout se confier dans sa mort et sa résurrection et dans ce qu’elles m’ont procuré.
« Si nous croyons, » si nous nous réfugions dans la foi auprès de Jésus mort et ressuscité pour nous, évidemment que nous avons aussi cette confiance qu’il nous fera partager sa victoire sur la mort. C’est pour cela « qu’il est mort et ressuscité » ! Ce n’est pas pour se procurer de nouvelles sensations.
En cette fin d’année liturgique, nous traitons dans les cultes plus particulièrement des événements qui vont se passer à la fin de notre vie, à la fin du monde, mais aussi dans l’éternité.
De la fin du monde, tout le monde en parle, même si on dit que cela se passera bien longtemps après nous. Nous savons que cela peut arriver n’importe quand, parce que Dieu est libre d’en fixer la date.
Mais nous célébrons nos cultes de fin d’année liturgique non pas dans la hantise de la fin des temps, mais dans la joyeuse espérance de la résurrection et de la félicité éternelle, parce que Jésus nous a rendus participants de sa mort et de sa résurrection.
vendredi 16 octobre 2009
Mot d'ordre d'octobre 2009
« Je vais leur donner un seul et même cœur
et mettre en eux un souffle nouveau ;
ce cœur de pierre, je vais l’ôter de leur poitrine
et leur donner un cœur de chair. » (Ez 11.19)
Avouons-le : il nous arrive d’avoir un « cœur de pierre ». On s’y laisse parfois glisser par le cours des choses sans remarquer ce glissement insensible. Et nous ne sommes pas heureux ni en paix à ces moments-là. C’est comme si notre « cœur de chair » s’était pétrifié dans l’entêtement, le refus de céder, le refus de faire le premier pas, pétrifié dans l’amour-propre et la peur de perdre la face.
Il n’y a que « le souffle nouveau » qui peut nous sortir de là, le souffle du Saint-Esprit à travers les promesses de grâce et de pardon de l’Evangile du Christ.
« Je vais » faire souffler mon Esprit, promet Dieu ici. C’est que « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2.4), la vérité sur nous-mêmes, la vérité sur lui, la vérité sur la façon dont nous pouvons le rejoindre, sur la façon aussi dont nous pouvons nous rejoindre avec « un seul et même cœur, […] un cœur de chair », un cœur qui vibre d’amour pour notre Dieu sauveur et d’amour pour les autres.
C’est dans l’Eglise que s’exprime le mieux cette communion de foi et d’amour. C’est autour des moyens de grâce – Parole et sacrements – que notre concorde ou communion de foi se manifeste dans la louange et le témoignage.
Seigneur, fait souffler avec force dans nos cœurs, dans notre paroisse et dans notre Eglise le « souffle nouveau » de ta grâce en Jésus-Christ !
mercredi 19 août 2009
Mot d'ordre de septembre 2009
« Là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur ! » (Lc 12.34)
Quels sont tes « trésors » ? A quoi tiens-tu particulièrement ? A quoi ou à qui ton « cœur » est-il fortement attaché ?
Il y a nos parents, notre conjoint, nos enfants, nos petits-enfants, etc., et c’est normal, c’est même une attitude agréable à Dieu. Il y a sans doute aussi un passe-temps ou des amis dont tu aurais du mal à te passer. Et pourquoi le devrais-tu ? Dieu n’est pas contre l’épanouissement de la personne.
Il est d’ailleurs étonnant, combien notre « cœur » peut être vaste et s’attacher à de nombreuses personnes et à plus d’une activité.
Mais ce n’est pas de cela que Jésus parle ici. Il ne parle pas « des » trésors, mais « du » trésor, de ce qui t’est le plus précieux dans la vie, de ce qui lui donne sens et couleur, de ce qui caractérise ton état d’esprit, de ce vers quoi ton « cœur » est orienté. Heureux celui dont le trésor est dans le Royaume des cieux, auprès de son Seigneur et Sauveur, car alors cela sanctifiera tous les autres trésors de sa vie.
Mais surtout, c’est « un trésor inépuisable dans le ciel » (v. 33), un trésor de grâce, de pardon et de vie, ces trésors que notre Seigneur nous a si chèrement obtenus, puis déposés dans l’alliance du Baptême, confirmés par le Repas de la Nouvelle Alliance comme par les nombreuses promesses de sa Parole.
Si notre cœur est avec Dieu, il sera aussi avec Son Eglise, avec notre paroisse et ses moyens de grâce.
Après avoir reçu de lui « un trésor inépuisable », nous voulons lui montrer notre gratitude pour ce trésor comme pour tous les autres, en mettant, à notre tour, à son service des trésors matériels qu’il nous permet d’amasser.
vendredi 26 juin 2009
Mot d'ordre de juillet 2009
« Mes frères et sœurs, réjouissez-vous dans le Seigneur ! » (Ph 3.1)
Paul est « prisonnier pour Christ » (Ph 1.13), mais la lettre qu’il envoie aux Philippiens est empreinte de joie : il y emploie 6 fois le mot « joie » et 10 fois le verbe « se réjouir ».
Il ne parle pas de joies que tout le monde peut connaître, qu’il soit croyant ou incroyant, non, il parle de la « grande joie dans le Seigneur » (4.10) que n’éprouvent que les « frères et sœurs » dans la foi en Christ.
« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ! Je le répète : réjouissez-vous ! » (4.4)
Que le Seigneur soit une constante source de joie pour vous ! Plongez vos regards dans ce qu’il a fait pour vous, méditez l’amour, la grâce et la fidélité de celui qui vous a élevés et mis en sécurité sous sa seigneurie ! Contemplez dans les promesses qu’il vous faites depuis votre Baptême le caractère merveilleux de votre état d’enfant de Dieu et de citoyen des cieux !
« Réjouissez-vous » aussi de vous retrouver entre « frères et sœurs » dans une paroisse où « l'Evangile est prêché purement et les saints sacrements administrés conformément à l'Evangile" (Confession d’Augsbourg, 25 juin 1530), une paroisse où on s’efforce de vivre et d’agir « dans le Seigneur », dans la foi en lui, avec gratitude envers lui et sa Parole, en soumission sereine et confiante à cette Parole de grâce et de vie.
Il nous arrive encore de connaître des moments difficiles. « Réjouissons-nous » cependant « sans nous laisser effrayer » (1.28) : « le Seigneur est proche » (4.5)
Montrez-lui votre « grande joie dans le Seigneur », en rayonnant « votre joie dans la foi » (1.25) autour de vous, y compris par votre engagement et soutien dans la paroisse !
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