| « Pendant un court moment, je t’avais abandonnée, mais c’est avec une grande compassion que je t’accueillerai » (Es 54.7) | |
| Par Esaïe, Dieu s’adresse au peuple d’Israël qui s’est détourné de lui. Il annonce le châtiment paternel (ce sera la destruction de Jérusalem et la déportation du peuple à Babylone). Quand l’amour des parents les pousse à sévir envers leurs enfants, c’est toujours parce qu’ils ont leur bien, leur bonheur en vue. Avec cette punition, Dieu voulait préparer leur cœur à entendre ses paroles de promesses et de réconfort : l’annonce du Messie sauveur. Nous aussi, nous avons parfois l’impression que Dieu nous a « abandonnés ». Ce n’est qu’une impression, qu’une illusion, même si ce que nous vivons à ce moment peut être pénible, voire à la limite du supportable. Même cet apparent abandon n’est alors qu’un témoignage de sa « grande compassion ». | Nous allons entrer dans le Temps de l’Avent (les quatre semaines avant Noël), puis fêter avec éclat la commémoration de la naissance de notre Sauveur à Bethléhem. Si nous pouvons vivre dans la certitude d’être « accueillis » par Dieu, c’est grâce à ce que Jésus est venu accomplir et subir sur terre à partir de sa conception dans la vierge Marie. C’est lui qui nous donne l’assurance d’être « accueillis » par Dieu à bras ouverts, non pas seulement en amis, mais en « enfants, héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ » (Rm 8.17) Quand nous fêtons Noël, la nativité de notre Sauveur, c’est notre salut que nous fêtons en même temps, notre « accueil » dans la famille de Dieu, « accueil » que nous devons exclusivement à la « grande compassion » de Dieu. |
mercredi 18 janvier 2012
Mot d'Ordre du mois de Décembre 2011
vendredi 28 octobre 2011
Mot d'Ordre du mois d'Octobre 2011
« L’homme serait-il juste devant Dieu ? » (Jb 4.17)
L’est-il seulement devant ses semblables ? Nous nous connaissons tous. Tenez ! je suis quelqu’un qui, sur la route, se fait coller et klaxonner y compris par les poids lourds, parce qu’il essaye de respecter les limitations de vitesse. Pourtant, ça fait trois fois que j’ai perdu un point en faisant moins de 5 km/h de trop. Des moments d’inattention. Aux yeux de la loi française je n’ai pas été juste.
En fait, nous défaillons continuellement dans nos rapports avec les autres. Ici un geste irréfléchi ou un comportement d’inattention, là un mot de trop ou … qui n’est pas arrivé. Ici une fougue qui a mis les autres dans l’embarras, là une lassitude, un manque d’envie qui en a vexé d’autres. Qui aurait le front de dire qu’il est parfait ?
Et nous serions « justes devant Dieu », devant le « Juste » qui
« sonde les cœurs et les reins » (Ps 7.10), qui n’évalue pas seulement notre comportement, mais aussi nos paroles, et même nos pensées et nos sentiments ?
La réponse n’est ni oui ni non,
ou plutôt, elle est : oui et non.
Non, si nous voulons faire valoir nos propres mérites devant Dieu : alors nous sommes coupables de ne pas respecter à la perfection les exigences de sa sainte Loi et méritons la damnation.
Oui, nous sommes « justes devant Dieu » et en communion apaisée et heureuse avec lui,
si nous nous réfugions avec foi auprès de son Fils qui a expié nos écarts de la Loi divine et a mené une vie sainte qui est portée au crédit de tous ceux qui croient en lui.
Merci, Seigneur Jésus. Amen.