vendredi 16 octobre 2009
Mot d'ordre d'octobre 2009
« Je vais leur donner un seul et même cœur
et mettre en eux un souffle nouveau ;
ce cœur de pierre, je vais l’ôter de leur poitrine
et leur donner un cœur de chair. » (Ez 11.19)
Avouons-le : il nous arrive d’avoir un « cœur de pierre ». On s’y laisse parfois glisser par le cours des choses sans remarquer ce glissement insensible. Et nous ne sommes pas heureux ni en paix à ces moments-là. C’est comme si notre « cœur de chair » s’était pétrifié dans l’entêtement, le refus de céder, le refus de faire le premier pas, pétrifié dans l’amour-propre et la peur de perdre la face.
Il n’y a que « le souffle nouveau » qui peut nous sortir de là, le souffle du Saint-Esprit à travers les promesses de grâce et de pardon de l’Evangile du Christ.
« Je vais » faire souffler mon Esprit, promet Dieu ici. C’est que « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2.4), la vérité sur nous-mêmes, la vérité sur lui, la vérité sur la façon dont nous pouvons le rejoindre, sur la façon aussi dont nous pouvons nous rejoindre avec « un seul et même cœur, […] un cœur de chair », un cœur qui vibre d’amour pour notre Dieu sauveur et d’amour pour les autres.
C’est dans l’Eglise que s’exprime le mieux cette communion de foi et d’amour. C’est autour des moyens de grâce – Parole et sacrements – que notre concorde ou communion de foi se manifeste dans la louange et le témoignage.
Seigneur, fait souffler avec force dans nos cœurs, dans notre paroisse et dans notre Eglise le « souffle nouveau » de ta grâce en Jésus-Christ !
mercredi 19 août 2009
Mot d'ordre de septembre 2009
« Là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur ! » (Lc 12.34)
Quels sont tes « trésors » ? A quoi tiens-tu particulièrement ? A quoi ou à qui ton « cœur » est-il fortement attaché ?
Il y a nos parents, notre conjoint, nos enfants, nos petits-enfants, etc., et c’est normal, c’est même une attitude agréable à Dieu. Il y a sans doute aussi un passe-temps ou des amis dont tu aurais du mal à te passer. Et pourquoi le devrais-tu ? Dieu n’est pas contre l’épanouissement de la personne.
Il est d’ailleurs étonnant, combien notre « cœur » peut être vaste et s’attacher à de nombreuses personnes et à plus d’une activité.
Mais ce n’est pas de cela que Jésus parle ici. Il ne parle pas « des » trésors, mais « du » trésor, de ce qui t’est le plus précieux dans la vie, de ce qui lui donne sens et couleur, de ce qui caractérise ton état d’esprit, de ce vers quoi ton « cœur » est orienté. Heureux celui dont le trésor est dans le Royaume des cieux, auprès de son Seigneur et Sauveur, car alors cela sanctifiera tous les autres trésors de sa vie.
Mais surtout, c’est « un trésor inépuisable dans le ciel » (v. 33), un trésor de grâce, de pardon et de vie, ces trésors que notre Seigneur nous a si chèrement obtenus, puis déposés dans l’alliance du Baptême, confirmés par le Repas de la Nouvelle Alliance comme par les nombreuses promesses de sa Parole.
Si notre cœur est avec Dieu, il sera aussi avec Son Eglise, avec notre paroisse et ses moyens de grâce.
Après avoir reçu de lui « un trésor inépuisable », nous voulons lui montrer notre gratitude pour ce trésor comme pour tous les autres, en mettant, à notre tour, à son service des trésors matériels qu’il nous permet d’amasser.
vendredi 26 juin 2009
Mot d'ordre de juillet 2009
« Mes frères et sœurs, réjouissez-vous dans le Seigneur ! » (Ph 3.1)
Paul est « prisonnier pour Christ » (Ph 1.13), mais la lettre qu’il envoie aux Philippiens est empreinte de joie : il y emploie 6 fois le mot « joie » et 10 fois le verbe « se réjouir ».
Il ne parle pas de joies que tout le monde peut connaître, qu’il soit croyant ou incroyant, non, il parle de la « grande joie dans le Seigneur » (4.10) que n’éprouvent que les « frères et sœurs » dans la foi en Christ.
« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ! Je le répète : réjouissez-vous ! » (4.4)
Que le Seigneur soit une constante source de joie pour vous ! Plongez vos regards dans ce qu’il a fait pour vous, méditez l’amour, la grâce et la fidélité de celui qui vous a élevés et mis en sécurité sous sa seigneurie ! Contemplez dans les promesses qu’il vous faites depuis votre Baptême le caractère merveilleux de votre état d’enfant de Dieu et de citoyen des cieux !
« Réjouissez-vous » aussi de vous retrouver entre « frères et sœurs » dans une paroisse où « l'Evangile est prêché purement et les saints sacrements administrés conformément à l'Evangile" (Confession d’Augsbourg, 25 juin 1530), une paroisse où on s’efforce de vivre et d’agir « dans le Seigneur », dans la foi en lui, avec gratitude envers lui et sa Parole, en soumission sereine et confiante à cette Parole de grâce et de vie.
Il nous arrive encore de connaître des moments difficiles. « Réjouissons-nous » cependant « sans nous laisser effrayer » (1.28) : « le Seigneur est proche » (4.5)
Montrez-lui votre « grande joie dans le Seigneur », en rayonnant « votre joie dans la foi » (1.25) autour de vous, y compris par votre engagement et soutien dans la paroisse !
lundi 1 juin 2009
Mot d'ordre de Juin
« Je reconnais que Dieu ne fait pas de favoritisme
et que dans toute nation celui qui le craint
et qui pratique la justice lui est agréable. » (Ac 10.34-35)
S’il y a une attitude qui fait des ravages dans les relations humaines, c’est bien le « favoritisme » et tout ce qui y touche. Bien entendu – et il faut l’espérer ! – qu’on préfère ses enfants, ses parents, son époux (épouse) à ceux des autres. La même chose vaut pour les amis.
Mais quand il faut trancher dans une affaire, rien de pire que la solidarisation aveugle d’un clan en dépit de la vérité ou de l’équité. Là il faut aussi être capable de donner raison aux autres et de donner tort à un proche pris en défaut.
C’est dur. Cela peut même faire mal ou s’attirer la rancœur, voire briser des liens. Mais notre Père céleste « ne fait pas de favoritisme » ; nous, ses enfants, nous ne devons pas non plus en faire. Si Dieu avait versé dans le « favoritisme », cela aurait été notre perte. Il n’aurait pas, alors, accepté que « son Fils bien-aimé en qui il a mis toute son affection » (Mt 3.17) soit sacrifié pour nous quand celui-ci s’est présenté devant lui avec nos péchés.
Sommes-nous bien conscients que nous devons notre salut au fait que Dieu a été capable de ne pas verser dans le « favoritisme » là où cela lui a fait le plus mal ?
Pourtant, ce que nous observons au quotidien nous rend parfois difficile de croire que « Dieu ne fait pas de favoritisme ». N’oublions pas : « Nous marchons par la foi et non par la vue » (2 Co 5.7). La foi en ce Dieu qui n’a pas favorisé son Fils lorsqu’il s’est agi de nous sauver est aussi le fondement de notre assurance qu’il agit avec équité avec nous, même là où les créatures limitées que nous sommes n’arrivent pas à comprendre la sagesse infinie et l’amour sans bornes de leur Créateur.
Alors, « pratiquer la justice », faire et dire ce qui est juste, consiste, entre autre, à avouer que nous n’avons pas mérité un si grand cadeau, à demander pardon pour notre péché et à nous réfugier avec foi auprès du seul « Juste » (1 P 3.18) qui ait jamais existé, puiser auprès de lui la force de « ne pas faire de favoritisme » non plus, et de rester justes et équitables même là où cela nous coûte.
Il n’est pas facile de donner tort à un proche, parent ou ami, et raison à un « étranger », voire à un « opposant ».
Que le Seigneur nous accorde son Saint-Esprit pour qu’il nous transforme toujours davantage à son image et nous permette d’être justes et non partiaux par « communautarisme » familial, générationnel, paroissial, social, professionnel ou autre copinage, ce qui ne rendrait pas honneur à Celui dont l’impartialité a été notre salut !
lundi 6 avril 2009
Mot d'ordre d'Avril
« Dieu a effacé l'acte rédigé contre nous
qui nous condamnait par ses prescriptions,
et il l'a annulé en le clouant à la croix. » (Col 2.14)
Généralement, lorsqu’il y a un panneau cloué sur la croix, y figurent les lettres INRI, pour « Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum », «Jésus de Nazareth, Roi des Juifs» (Jn 19.19). C’était là l’accusation que Pilate avait ironiquement fixée sur la croix.
Y aurait-on aussi « cloué un acte qui nous condamnait » ? Non, car ni Pilate ni les chefs juifs ne croyaient que Jésus se sacrifiait pour l’humanité, pour eux aussi. L’idée leur était totalement étrangère que Jésus s’était fait accuser à notre place devant le Tribunal de Dieu.
Mais c’est bien de cela que Paul parle aux Colossiens : de « l’acte qui nous condamnait », nous. Et cet acte peut se résumer ainsi : « Le salaire du péché, c’est la mort » (Rm 6.23).
Dans son immense amour, le Christ a fait deux choses pour nous :
- Pour satisfaire Dieu, il a rempli à notre place et pour notre compte – et ceci à la perfection – « les prescriptions » que la Loi de Dieu nous avait faites et que nous n’arrivons pas à observer.
- Il a pris nos péchés sur lui, il s’est fait passer pour coupable à notre place et a purgé la peine qui aurait dû nous frapper : les souffrances de l’enfer !
Ayant rempli toutes les exigences que Dieu avait à notre égard, Jésus a amené Dieu à « effacer l’acte rédigé contre nous qui nous condamnait. »
Grâce à Jésus, Dieu ne nous reproche plus rien, il a annulé l’acte de condamnation, nous avons un Dieu réconcilié, un Allié divin !
dimanche 1 mars 2009
Mot d'ordre - Mars 2009
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel. » (Lv 19.18)
« Aimer Dieu », on connaît. « Aimer son prochain », aussi. Mais « s’aimer soi-même », n’est-ce pas de l’égoïsme, de la fatuité, de l’orgueil ? Pourtant ce commandement est repris dix fois dans le Nouveau Testament, dont quatre fois par Jésus lui-même qui le range parmi « les deux plus grands commandements » (Mc 12.31)
« S’aimer soi-même », cela ne signifie bien entendu pas s’idolâtrer. Ce travers, érigé en devise dans la société permissive d’aujourd’hui, mène à tous les dérèglements moraux auxquels nous assistons autour de nous.
Et pourtant il faut « s’aimer ». Le mot grec utilisé pour « aimer » et pour « amour », quand il s’agit de l’amour chrétien, consiste à tout mettre en œuvre pour rechercher le bien de l’autre. C’est ainsi que Dieu nous a aimés au point de demander à son Fils d’expier nos péchés à notre place.
S’aimer soi-même ne consiste pas nécessairement à se faire plaisir, mais à rechercher ce qui sert à notre bien véritable, et faire pareil pour notre prochain. Ce qui fait qu’il arrive à des parents de devoir exprimer leur amour par une… correction.
L’amour chrétien est donc plus que de l’attirance. L’amour chrétien réfléchit, cherche des solutions, cherche conseil si nécessaire, et le fait, parfois au prix d’un grand effort sur soi-même, à la lumière de ce que la Bible nous indique, car son auteur, « Dieu, est amour » (1 Jn 4.8), l’amour parfait.
Aussi replaçons-nous régulièrement sous l’action de celui qui nous dit : « Je suis l’Eternel », pour grandir dans l’amour véritable !
samedi 28 février 2009
Mot d'ordre - Février 2009
« Où est donc votre foi ? » (Lc 8.25)
Quand est-il plus facile d’avoir foi en Jésus, d’avoir confiance en lui, de se savoir entre de bonnes mains auprès de lui : quand cela va bien ou quand cela va mal ? Ne répondez pas trop vite, la réponse n’est pas aussi évidente.
Rappelez-vous la prière d’Agur dans les Proverbes : « Ne me donne ni pauvreté ni richesse […] sinon je risquerais, une fois rassasié, de te renier […] ou, après avoir tout perdu, […] de m’en prendre au nom de mon Dieu. » (Pr 30.8-9) C’est que la richesse comme la pauvreté comportent chacune des dangers pour la foi.
Quand on vit dans l’abondance, on pense pouvoir se passer de Dieu, ne pas avoir besoin de s’appuyer sur lui, on a aussi la possibilité de tant de loisirs (et si peu de temps pour Dieu !) qu’il n’y a que peu de riches dans l’Eglise (Lc 18.26) Et quand tout va mal dans la vie, entre autre quand on ne voit pas l’issue d’un tunnel, on peut être tenté de se détourner de Dieu.
Si, en plus, on prend peur, on panique, comme les disciples dans la barque ballottée par la tempête (Lc 8.22-25), reconnaissons que le Seigneur a déjà dû nous dire alors à nous aussi : « Où est donc ta foi ? »
Heureusement qu’il n’exige pas une foi aussi forte que celle de l’officier romain de Capernaüm (Mt 8.5-13) pour répondre à nos prières. Malgré le reproche adressé aux disciples apeurés, il est venu à leur secours. Rappelons-nous ces paroles rassurantes : « Il ne cassera pas le roseau abîmé et n’éteindra pas la mèche qui fume. » (Mt 12.20) Agrippez-vous donc avec foi à lui en toute occasion, tout particulièrement quand vous ne voyez guère d’issue !